Distance minimale entre automobilistes et cyclistes et amendes renforcées pour emportiérage

Article publié le 2 mai 2016

Vendredi dernier (le 29 avril), le ministre des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports, Jacques Daoust a annoncé qu’il mettra en place deux mesures pour protéger les cyclistes, et ce, sans attendre la refonte du code de sécurité routière, dont les consultations sont prévues cet automne.

D’abord, instituer une distance minimale entre automobilistes et cyclistes, soit 1 m en ville et 1,5 m sur les routes rurales. Depuis la mort de Mathilde Blais à Montréal (dans un tunnel de la rue St-Denis) le 28 avril 2014, une coalition s’est organisée pour revendiquer cette distance minimale. Le père de Mathilde Blais, Vélo Québec, l’homme d’affaires Louis Garneau et de nombreux groupes cyclistes ont finalement concaincu le ministre d’agir rapidement dans le dossier.
C’est une victoire importante pour le transport à vélo. C’est en quelque sorte une reconnaissance du vélo comme moyen de transport et de la responsabilité des automobilistes dans le partage de la route.

Aussi, les amendes pour emportiérage seront majorées. Le ministre ne s’est pas engagé sur le montant mais l’augmentation sera importante. Il faut dire que les amendes ne sont que de 30 à 60$ au Québec alors qu’en Ontario, elles varient de 300 à 1 000$. Il y a donc un rattrapage important à faire de ce côté et surtout de l’éducation.
Enfin, il ne faut pas oublier la refonte du code de la route cet automne. Il y a nécessité de moderniser ce code pour qu’il tienne compte de la réalité d’aujourd’hui, c’est-à-dire celle d’une progression constante du vélo comme mode de transport.